etude de marché questionnaire

Etude de marché questionnaire : les 20 questions pour valider votre offre

Sommaire

Le matin d’une première présentation, la réalité vous rattrape : des décisions prises sans données fiables coûtent du temps et de l’argent. Un questionnaire mal conçu fournit des réponses inutilisables et biaise les choix stratégiques. Ce guide détaille une méthode simple et concrète pour construire un questionnaire court, testé et exploitable, afin de valider une offre et estimer la demande. Il propose également une liste de questions prêtes à l’emploi et des conseils pour analyser les résultats rapidement.

1. Définir l’objectif principal et l’hypothèse à tester

Avant d’écrire la première question, clarifiez l’objectif de l’étude : que voulez-vous savoir précisément ? Par exemple : estimer la disposition à payer, tester l’intérêt pour une fonctionnalité, ou mesurer la fréquence d’utilisation d’un service. Formulez une hypothèse principale unique (ex. : « 40 % des prospects seraient prêts à payer au moins 19 € par mois »). Cette hypothèse guide le choix des questions et la taille de l’échantillon. Pour une marge d’erreur de ±5 % et un niveau de confiance de 95 %, comptez généralement 380 répondants si vous visez une population large ; pour des tests exploratoires, 100 à 200 répondants peuvent suffire.

2. Cibler l’échantillon et filtrer les répondants

Définissez vos critères d’inclusion (âge, zone géographique, statut professionnel, fréquence d’utilisation). Placez des questions filtres en début de questionnaire pour exclure rapidement les personnes hors cible. Limitez le questionnaire à 10–15 minutes maximum : au-delà, le taux d’abandon augmente fortement. Prévoyez un message d’introduction clair indiquant l’objet de l’étude, la durée estimée et le niveau d’anonymat des réponses pour améliorer le taux de réponse.

3. Rédiger des questions claires et non biaisées

Rédigez chaque question pour qu’elle traite un seul concept à la fois. Évitez les doubles négations, les formulations suggestives et les termes techniques non expliqués. Privilégiez des phrases courtes et un vocabulaire neutre. Pour les échelles, utilisez des libellés explicites aux extrémités (ex. : « 1 = Pas du tout susceptible », « 5 = Très susceptible »). Prétestez le questionnaire auprès de 15 à 25 personnes représentatives pour repérer les ambiguïtés et ajuster les formulations.

Structure type d’un questionnaire court

Tableau de structure recommandé pour un sondage court
Section Objectif Type de question Nombre idéal
Introduction Consentement, durée, anonymat Texte explicatif 1
Filtres Vérifier l’adéquation au profil visé Choix fermés 1–2
Profil Segmentation démographique et comportementale Fermées 2–4
Besoin et usage Identifier le problème et la fréquence Fermées + 1 ouverte 3–5
Prix et décision Estimer disposition à payer et sensibilité Échelles / choix multiples 2–3
Intention d’achat Probabilité d’achat et priorités Échelle Likert / NPS 2–3
Clôture Questions ouvertes, contact Ouverte 1–2

La liste de 20 questions indispensables

Voici un ensemble de 20 questions classées par objectif, prêtes à être utilisées dans Google Forms, Typeform ou un sondage papier. Elles visent à valider l’offre, mesurer l’intérêt et estimer la demande.

Notoriété (2 questions)

  1. Avez-vous déjà entendu parler de [nom du produit/service] ? (Oui / Non)
  2. Si oui, où en avez-vous entendu parler ? (Réseaux sociaux / Presse / Bouche à oreille / Autre)

Besoin et comportement (5 questions)

  1. Quelle est la principale difficulté que vous rencontrez actuellement concernant [thème] ? (réponse ouverte)
  2. À quelle fréquence rencontrez-vous ce problème ? (Tous les jours / Plusieurs fois par semaine / Plusieurs fois par mois / Rarement)
  3. Quelles solutions utilisez-vous aujourd’hui pour résoudre ce problème ? (Choix multiples)
  4. Combien de temps en moyenne consacrez-vous chaque semaine à cette tâche ? (moins d’une heure / 1–3 h / 3–7 h / plus de 7 h)
  5. Quel impact ce problème a-t-il sur votre travail ou votre vie quotidienne ? (faible / modéré / élevé)

Prix et disposition à payer (3 questions)

  1. Quel prix mensuel vous semblerait acceptable pour ce service ? (plages de prix)
  2. Seriez-vous prêt à tester une version payante si elle apporte [avantage clé] ? (Oui certainement / Peut-être / Probablement pas / Non)
  3. Quelle option de tarification préférez-vous ? (abonnement mensuel / abonnement annuel / paiement à l’utilisation)

Intention d’achat (4 questions)

  1. Dans quelle mesure seriez-vous susceptible d’acheter ce produit si disponible aujourd’hui ? (échelle 1–5)
  2. Dans quel délai estimez-vous que vous pourriez devenir client ? (moins d’un mois / 1–3 mois / 3–6 mois / plus de 6 mois)
  3. Quelles caractéristiques vous inciteraient le plus à acheter ? (classement de 3-5 items)
  4. Recommanderiez-vous ce service à un collègue ou ami ? (NPS 0–10)

Satisfaction, amélioration et profil (3 questions)

  1. Qu’est-ce qui pourrait vous faire abandonner votre solution actuelle pour celle-ci ? (réponse ouverte)
  2. Quel est votre statut professionnel et votre tranche d’âge ? (choix fermés)
  3. Souhaitez-vous être contacté pour un entretien plus approfondi ? (Oui / Non) Si oui, laissez votre email (optionnel).

Conseils d’analyse et bonnes pratiques

Limitez le nombre de questions ouvertes pour faciliter l’analyse : une ou deux suffisent pour capter des verbatims utiles. Pour les réponses fermées, utilisez des catégories mutuellement exclusives et exhaustives. Croisez les filtres (par ex. intention d’achat vs. sensibilité au prix) pour estimer une demande réaliste et segmentée. Enfin, nettoyez les données en supprimant les répondants trop rapides (< 1/3 du temps moyen) et en vérifiant la cohérence des réponses.

Un bon questionnaire est construit autour d’une hypothèse claire, d’un échantillon ciblé et de questions neutres et concises. Prétestez, corrigez, puis lancez en veillant à la qualité des réponses. Les résultats vous fourniront des indicateurs opérationnels pour prioriser les fonctionnalités, fixer un prix et planifier les premières actions commerciales. En respectant ces étapes, vous transformerez une intuition en décision éclairée.

Conseils pratiques

Quelles questions poser pour une étude de marché ?

En réunion, on commence toujours par ouvrir la boîte noire du client, regarder vraiment ce qu’il veut. Quels produits ou services souhaitent-ils obtenir ? Veulent-ils du bas, du moyen ou du haut de gamme ? Ont-ils des préférences concernant les prix ? Quelles sont leurs habitudes d’achat ? Notez les réponses, recoupez avec des données, observez les achats en situation réelle, et demandez pourquoi, pas seulement quoi. Un bon questionnaire, des entretiens ciblés et un peu d’observation valent plus qu’un rapport endormi. Et puis surtout, gardez l’humilité, adaptez l’offre, testez vite en équipe, on avance mieux, et les erreurs enseignent.

Quelles sont les 5 étapes d’une étude de marché ?

Faire une étude en cinq étapes, c’est comme préparer un bon café, on dose. D’abord la partie contextuelle du marché, se connecter au terrain, sentir les tendances. Ensuite analyser la demande, qui achète, pourquoi, à quelle fréquence. Puis regarder l’offre, concurrents, substituts, avantages comparés. Vient l’étude financière, coûts, marges, projections réalistes. Enfin, creuser la partie de l’environnement, règlementation, technologie, facteurs externes. À chaque étape, alternez données et terrain, mélangez entretiens et chiffres, et surtout impliquez l’équipe, pas seulement un solo de consultant. Résultat, des décisions robustes, et moins de sueur quand la phase opérationnelle arrive calme, lucide et rapide maintenant.

Que sont les questionnaires dans les études de marché ?

Un questionnaire, c’est une liste de questions ou d’éléments utilisés pour recueillir des données auprès des répondants sur leurs attitudes, leurs expériences ou leurs opinions . Il permet de mesurer, comparer, repérer des tendances. Les questionnaires peuvent servir à collecter des informations quantitatives et qualitatives, selon les objectifs. Dans une étude de marché, ils sont pratiques pour sonder un large échantillon, valider des hypothèses, ou prioriser des fonctionnalités. On les construit soigneusement, on teste les formulations, on évite les biais. Souvent combinés avec des entretiens, des observations ou des tests produits, ils deviennent un outil solide pour éclairer la stratégie.

Quelles sont les 4 étapes d’une étude de marché ?

Quatre étapes, mais pas une checkliste froide, plutôt un parcours pratique. D’abord rechercher des informations, rechercher les informations existantes, puis réaliser un questionnaire pour valider les hypothèses terrain. Deuxième étape, faire la synthèse et analyser, croiser les sources, repérer opportunités et risques. Troisième étape, rédiger le rapport, structurer les conclusions, identifier les opportunités et les risques du marché, proposer un plan d’action concret. Enfin, estimer le chiffre d’affaires, tester des scénarios prudents et optimistes, calculer marges et points morts. Impliquez l’équipe, ajustez au fil de l’eau, et n’oubliez pas de retester après les premiers retours clients pour apprendre et s’améliorer.

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